Wednesday, February 6, 2008

BEMBA POURA RENTRER A KINSHASA BIENTOT


Jean-Pierre Bemba veut rentrer à Kinshasa


Encore une fois, Jean-Pierre Bemba, a encore exprimé son désir de rentrer au pays afin de reprendre ses activités politiques, dans un message transmis samedi aux membres de son parti du mouvement de libération du Congo (MLC), réunis à Kinshasa.

Le secrétaire exécutif national du MLC, Thomas Luhaka, qui a donné la substance de ce message a fait état des contraintes liées au retour de Jean-Pierre Bemba, sans toutefois les citer. Thomas Luhaka a invité les membres du parti à soutenir le retour de Bemba, soulignant que «la lutte pour le retour de Jean-Pierre Bemba doit être collective». Dans son message, Bemba invite les membres de son parti à ne pas céder au désespoir et à s'engager résolument dans le grand rendez-vous électoral qui s'annonce avec l'organisation en août prochain des élections locales et municipales.

Exil portugais


Candidat malheureux (41,95 %) au second tour de l'élection présidentielle de 2007, face au président Joseph Kabila (58,05 %), Bemba a quitté Kinshasa le 11 avril 2007 sous escorte des casques bleus de la Mission de l'ONU en RDC (MONUC). Grâce à son statut de sénateur, il lui avait fallu une autorisation de la chambre haute du parlement congolais pour quitter le pays pour un séjour médical de 60 jours au Portugal, plusieurs fois renouvelée depuis lors.

Sa vie était menacée à Kinshasa
L'ancien vice-président congolais, qui a quitté Kinshasa 19 jours après les affrontements ayant opposé sa garde rapprochée aux Forces armées de la RDC (FARDC), a toujours conditionné son retour au pays par la mise en place des conditions optimales pour sa sécurité. Au cours d'un récent voyage au Portugal, le président de l'Assemblée nationale, Vital Kamerhe, un proche de Joseph Kabila, a rencontré M. Bemba et examiné avec lui les pistes de son retour au pays.



© 2008 Sankurunews

WILLIAM L. SWING CONFIRM LA PRESENCE DE L'ARMEE RWANDAISE EN RD CONGO


W.L. Swing atteste la présence des troupes rwandaises à l’Est de la Rdc


* Selon Financial Times du 3 février 2008, les responsables de la Monuc reconnaissent désormais que les soldats rwandais sont sur le sol congolais. * Suivant un rapport de la Monuc dont le journal se serait offert une copie, le Rwanda est impliqué dans les opérations de déstabilisation de la province du Kivu. *Le confrère site nommément William Swing qui aurait déclaré au journal qu’après les menaces de Kagame de poursuivre les Interahamwe sur le sol congolais, des armes rwandaises étaient effectivement introduites au Kivu. *N’étant pas concernés par l’Acte d’engagement de Goma, comment les troupes rwandaises partiront-elles du Kivu ? * N’est-ce pas pour ne pas avoir à se plier aux accords de Goma que Kigali avait pris la précaution de décliner l’invitation de la Rdc à la conférence de Goma ?


Est-ce important d’y revenir ? D’aucuns estimeraient que ce serait remuer le couteau dans la plaie. Si tel était le cas, on ne comprendrait pas pour quel intérêt l’ancien représentant du secrétaire général de l’Onu a tenu à faire ces révélations à l’opinion en s’adressant à Financial Times du 3 février 2008. Et pourtant, à la Monuc, on ne s’est jamais montré clair et direct dans ce dossier. Aucun des rapports de la Monuc au sujet de la dernière guerre de l’Est n’a été rendu public. Même dans les points de presse hebdomadaires, la Monuc n’a jamais attesté officiellement la présence des armes et des troupes rwandaises à l’Est de la Rdc. Pourquoi William Lacy Swing en parle-t-il maintenant qu’il a quitté le Congo ?

Dans son édition du 3 février 2008, Financial Times fait état d’un entretien avec William Swing. Au cours de cet entretien, l’ancien chef de la Monuc a reconnu que « Les insurgés ont reçu des armes et un appui des pays voisins dans les combats contre les soldats de l’armée congolaise ». Selon le confrère, cette déclaration avait été faite le jeudi dernier. Des responsables de l’Onu, cités par le journal auraient « laissé entendre que le Rwanda alimente le conflit en République démocratique du Congo ». Cela n’est pas un secret. Les médias et les politiciens l’ont toujours dit. L’intérêt de cette information aujourd’hui c’est qu’elle vient d’une source autorisée mais qui s’était toujours montrée aphone à ce sujet.

Un rapport de l’Onu très révélateur

Financial Times évoque un rapport de la Monuc dont il se serait offert une copie. Ce rapport dit entre autre que : « Les affrontements qui ont commencé dans la province du Nord-Kivu le week-end dernier constituent une longue série de menaces à un fragile processus de paix qui a mis fin à cinq ans de guerre au Congo. Le rapport mentionne également les démentis répétés de Kigali aux accusations relatives à la présence de ses troupes sur le sol congolais. Cependant, le même rapport poursuit en disant qu’après avoir nié les allégations, le Rwanda a, le mois dernier, averti qu’il enverrait ses troupes dans l’ouest de la Rdc en vue d’attaquer les rebelles rwandais basés dans cette partie du Kivu. Et William Swing, cité par le confrère estime qu’à cette occasion, « des armes sont entrées au Congo. Et l’ancien chef de la Monuc qui parle des armes bien connues sans dire elles étaient où, ajoute que : « Évidemment cette fourniture est venue de quelque part, probablement de l’Est, et nous envisageons de poursuivre les enquêtes ». M. Swing a également dit qu’il y avait « des preuves » que des troupes étrangères étaient entrées au Congo après que le Rwanda ait fait des menaces sur l’envoi des soldats en Rdc le 23 novembre. Il a refusé de donner des détails, rapporte Financial Times. Mais Mamadou Bah, porte-parole de la mission des Nations unies (Monuc), cité par le confrère, a déclaré que « Ce n’est pas un secret, nous parlons du Rwanda en faisant allusion aux troupes étrangères » et en parlant de l’approvisionnement en armes.

Le rapport de l’ONU du 24 novembre sur deux attaques séparées d’un groupe de villages dans le Nord-Kivu à la fin du mois, affirme que des témoins avaient à l’unanimité décrit les assaillants comme étant des Tutsis au Rwanda ", signal Financial Times. Et le rapport, comme pour minimiser les faits, dit : qu’ « Il semble que les assaillants avaient plus l’intention d’envoyer un signal d’avertissement aux Interahamwe ainsi qu’à la population locale ». En outre, estime le rapport, cette présence des troupes rwandaises à l’Est de la Rdc avait pour but de collecter des renseignements pour une future attaque ». Et le confrère insiste sur le fait qu’il dispose d’une copie de ce rapport, avant d’ajouter que pour la Monuc, selon toujours le rapport, « que les troupes rwandaises étaient responsables de ces opérations ».

Le Rwanda nie et la Monuc persiste et signe…

Pour Richard Sezibera, conseiller de Paul Kagame, président du Rwanda, son pays n’avait fourni ni des armes aux groupes armés congolais, ni envoyé des troupes au Congo. Avec la même arrogance, il ajoute que « Quand il le faut, tout le monde le sait, nous le ferons. Mais nous espérons que cela n’arrivera pas », a-t-il ajouté, en faisant savoir cependant, « que tout doit être fait pour désarmer les Interahamwe ». Et le journal signale toutes les agressions que le Rwanda a menées contre la Rdc. Il évoque la guerre de 1996, celle de 1998. En aucune de ces occasions, Kigali n’avait assumé la présence de ses troupes sur le sol congolais, sauf en 1996 parce que la guerre, en dépit de l’aide du Rwanda et des autres pays de la région dont l’Angola et l’Ouganda, était une affaire de tout un peuple.

Les conséquences de ces révélations

Pendant que Financial Times rapporte les propos de l’ancien chef de la Monuc, la mission de l’Onu est encore à pied d’œuvre dans le pays, particulièrement dans la partie jadis ravagée par la guerre. En plus de cela, même si le cessez-le-feu a été signé, on ne sait pas si les troupes rwandaises dont on a enfin attesté la présence se sont effectivement retirées.

Se retireront-elles ? A quelles conditions ? Ces questions sont pertinentes dans la mesure où Kigali n’a pas été concerné par l’Acte d’engagement de Goma. Et c’est pour justement éviter d’être impliqué que Kigali avait décliné l’invitation des organisateurs de cette conférence. Les observateurs avertis avaient relevé le fait en faisant remarquer que l’absence des délégués rwandais à cette conférence était un mauvais présage. Aucune clause ne demande le retrait des troupes étrangères. C’est à ce sujet que le comportement des responsables de la Monuc devient inquiétant. Ils avaient des informations des troupes étrangères dans les zones de combats, mais n’ont rien dit pour que cela soit pris en compte dans les solutions à envisager pour le retour définitif de la paix à l’Est de la Rdc. Si les troupes rwandaises ne se retirent pas, on se retrouvera encore une fois devant un écran de fumée.

L’autre leçon à tirer c’est que l’opinion nationale ne pourra plus faire confiance et croire aux positions de la Monuc. Car, il faudra attendre que la Monuc entière s’en aille pour que des langues se délient au sujet du rôle combien critiqué de cette mission.

JDG
Par O.P.B.K

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LES FARDC , 15 BLESSES PAR UNE ATTAQUE DES MILICIENS FRPI


RDC: attaque de miliciens chassés de leur fief en Ituri, 15 soldats blessés

Un jeune milicien des FRPI, le 28 juillet 2006 près de Tchei en Ituri
© AFP/Archives Lionel Healing

KINSHASA (AFP) - mercredi 06 février 2008 - 22h05 - Quinze soldats des Forces armées de République démocratique du Congo (FARDC) ont été blessés mercredi au cours d'attaques contre leurs positions par des miliciens récemment chassés de leur fief en Ituri (nord-est), a-t-on appris auprès de la Mission de l'ONU en RDC (Monuc).

"Des miliciens des FRPI (Forces patriotiques de résistance d'Ituri) ont attaqué ce matin (mercredi) des positions des FARDC" dans des villages situés à entre 30 et 50 km au sud-ouest de Bunia, chef-lieu de l'Ituri, a déclaré à l'AFP le lieutenant-colonel Jean-Paul Dietrich, porte-parole militaire de la Monuc.

"Il ont fait usage d'armes lourdes. Quinze soldats FARDC blessés ont été évacués vers l'hôpital de Bunia", a-t-il ajouté.

Les miliciens, estimés à environ 60 hommes, se sont ensuite retirés dans les forêts avoisinantes, a-t-il encore précisé.

Ces attaques interviennent quelques jours après la reprise par l'armée régulière de Tchei, bastion des FRPI situé à environ 30 km au sud-ouest de Bunia.

Les miliciens avaient perdu une vingtaine d'hommes dans cette offensive lancée le 16 janvier par les FARDC et achevée à la fin du mois.

Depuis début février, une soixantaine d'éléments des FRPI se sont rendus, selon la Monuc.

Les FRPI sont, avec le Front nationaliste et intégrationniste (FNI) et le Mouvement révolutionnaire congolais (MRC), les derniers groupes armés congolais dont des combattants sont encore actifs en Ituri.

Fin 2007, les chefs de ces trois milices - qui avaient signé un accord avec le gouvernement pour le désarmement de leurs troupes contre une amnistie générale - ont intégré les FARDC au grade de colonel et ont été transférés à Kinshasa.

En dépit de ces accords, certains miliciens restent réfractaires au processus de désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR).

Depuis 2005, le processus national DDR a permis le désarmement de plus de 20.000 miliciens, mais la restitution de moins de la moitié des 30.000 armes estimées en circulation en Ituri.

Ce district riche en or fut de 1999 à 2006 le théâtre d'affrontements entre milices et de violences interethniques qui ont fait plus de 60.000 morts, selon des agences humanitaires.

La diminution des violences en 2007 a permis le début du retour de milliers de villageois dans leurs foyers, dans un district qui comptait encore fin 2007 plus de 100.000 déplacés internes.



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Tuesday, February 5, 2008

LA FEUILLE DE LAISSEZ- PASSER POUR LES MENDATAIRES PUBLICS


Une feuille de route pour les mandataires publics

Le Potentiel

Les mandataires publics, nouvellement nommés, disposent désormais d’une feuille de route pour assurer la meilleure gestion des entreprises. C’est la ministre du Portefeuille, Jeannine Mabunda Lioko, qui a procédé à la remise de cette feuille de route. La cérémonie s’est déroulée, hier lundi 4 février, au Grand Hôtel de Kinshasa.

Pour la ministre du Portefeuille, la feuille de route retrace, de façon synthétique et spécifique, les attentes de l’Etat propriétaire sur un cadre de dispositions de travail. Elle est une ossature perfectible au travers des états de lieux que les mandataires vont s’employer à réaliser avec comme date butoir la fin de ce mois de février.

La ministre Mabunda a aussi précisé que la feuille de route est en réalité un cahier de charges contenant un canevas indicateurs de performances traduites en actions concrètes par les mandataires pour l’exercice 2008. Et, elle aura, en outre, comme soubassement un programme ultérieur de développement triennal élaboré par le comité de gestion de l’entreprise et approuvé par le conseil d’administration.

La feuille de route 2008 et le programme triennal doivent intégrer, d’une manière explicite et mesurable, les actions à réaliser dans le cadre de cinq chantiers du président de la République. Pour 2008, le programme va cibler notamment cinq actions à impact visible dont trois sont à réaliser dans les provinces, selon le cas. Le programme contiendra des actions pour résorber le déficit d’exploitation éventuel et amorce la croissance, rendre effective l’informatisation de la gestion de l’entreprise, assurer la production des états financiers à temps (semestre) pour les deux premières années.

DES INSTRUCTIONS FORMELLES

Des instructions formelles ont été faites aux nouveaux mandataires de l’Etat en ce qui concerne non seulement la gestion des entreprises mais aussi leurs organisations. Les parts de responsabilités entre les membres du comité de gestion sont bien établies.

La ministre du Portefeuille a relevé que, «les entreprises doivent désormais être gérées selon les principes de bonne gouvernance. Il ne sera plus toléré que les incorrections qui s’y érigeaient en système de gestion se poursuivent. Ainsi, ne pas élaborer des prévisions budgétaires au début de chaque exercice et ne pas produire des états financiers aux échéances réglementaires sont des actes de mauvaise gestion». Et de préciser que «seulement 22 entreprises, soit 40% sur les 55 produisent des états financiers. 33 autres n’en produisent pas».

Dans le même ordre d’idées, le gouvernement envisage la mise en place d’un dispositif dit «ligne d’intégrité» par support téléphonique ou par site internet. Ce dispositif aura l’avantage de permettre à tous ceux qui ont des faits à dénoncer dans le fonctionnement des entreprises de trouver les créneaux attentifs et efficaces.

La feuille de route a été instituée pour donner les directives du gouvernement aux mandataires de l’Etat pour une gestion rationnelle et efficiente des entreprises publiques. Cette feuille contient premièrement les principes de bonne gouvernance. Cela pour permettre à ces mandataires d’adopter un nouvel esprit managérial dans le but de briser la mauvaise gouvernance par l’instauration d’une nouvelle culture de gestion. Les mandataires doivent observer strictement les règles de la transparence et l’obligation de rendre compte, et à ouvrir activement pour éradiquer les opportunités afin de rechercher l’efficacité.

Elle fixe aussi les objectifs à poursuivre, les actions et projets prioritaires à mener, les moyens, les résultats à atteindre et les indicateurs de performance. Le dernier élément de ce document, ce sont les mécanismes de suivi et d’évaluation pour renforcer les capacités et garantir sa bonne exécution.

Par Lucien K.Tshibambe


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Sunday, February 3, 2008

MOISE KATUMBI: UN POUVOIR ECONOMIQUE ET POLITIQUE QUI DERANGE


Moïse Katumbi, une ascension économique et politique qui dérange

Le Potentiel

«On ne lance des pierres que sur un arbre qui porte des fruits ». Cette maxime populaire s’applique bien à la personne de Moïse Katumbi Chapwe. Elu au suffrage universel gouverneur de la province du Katanga avec un record jamais égalé, son ascension économique, suivie de son succès politique assorti de bonne gouvernance, coupent le sommeil à tous les apprentis sorciers qui avaient cru que la 3ème République ressemblerait aux régimes précédents. Arbre qui porte des fruits mûrs, l’homme dérange et tous les maraudeurs lui en veulent, à mort.

Dans la tradition africaine, il est de notoriété qu’un sorcier impénitent ne jure que par l’achèvement de sa proie (humaine, s’entend !). Tel un prédateur, il multiplie maléfices et envoûtements jusqu’à ce que ce que mort de sa cible s’ensuive. Bref, le sorcier africain a la réputation de ne jamais lâcher prise, à moins de tomber lui-même dans son propre piège.

Ce qui arrive à Moïse Katumbi Chapwe illustre bien cette réalité africaine, accentuée de manière pernicieuse en RDC. Diffamations dans la presse nationale et étrangère, calomnies, traquenards, gluaux, embûches, machinations et accusations mensongères ; montages grossiers et provocations en règle, tout est fait pour décourager l’ex- homme d’affaires dans sa noble mission de reconstruire son Katanga natal.

Toute honte bue, ses détracteurs l’accusent faussement de tout, même de l’invraisemblable. Et la dernière fait état d’une exportation frauduleuse du brut congolais, voire de l’uranium. Même des religieux et des ONG créées de toute pièce, sont mis à contribution pour ternir son image de marque. La presse n’est pas en reste. Mémoire courte pour ses fossoyeurs qui tiennent à tout prix à terrasser le baobab.

Ils ont tout de suite oublié que c’est Moïse Katumbi qui a initié, contre vents et marées, l’interdiction de l’exportation des minerais bruts au poste de Kasumbalesa (frontière avec la Zambie voisine). Et qu’à la faveur de cette mesure courageuse, la province du Katanga a réalisé des performances jamais égalées dans les annales des régies financières congolaises, en l’occurrence la DGI (Direction générale des impôts ) la DGRAD (Direction générale des recettes administratives, domaniales et de participation) et l’OFIDA(Office des douanes et accises).

Jeune et plein d’énergie, il a une ambition et une vision pour le Katanga. Et son électorat en sait long, lui qui l’a vu naître, grandir et faire ses premiers pas dans les affaires. Son électorat l’a découvert très tôt dans son mécénat en sport et surtout son intérêt pour la cause des démunis. Il a fait du T.P. Mazembe le premier club de football professionnel de la RDC. Il serait superflu de revenir sur ses œuvres sociales et humanitaires aussi bien au Katanga dans la plupart des provinces du pays où son nom est invoqué avec respect et admiration.

Le malheur de Moïse Katumbi est d’avoir cru au chef de l’Etat qui l’inspire et de qui il tire la substance de son plan de développement provincial. « Joseph Kabila a ramené la paix et permis au peuple congolais d’aller, pour la première fois après 40 ans, aux élections libres, démocratiques et transparentes », répète-il souvent avant d’ajouter que « c’est grâce à Joseph Kabila que moi Moïse Katumbi, aujourd’hui âgé de 42 ans j’ai pu faire la première expérience électorale ».

Ce serait une lapalissade d’affirmer que le premier coup de pioche des cinq chantiers du président de la république a été donné dans la province du cuivre. Au point que Moïse Katumbi est devenu une référence pour tous les autres gouverneurs de province. Combien d’autorités nationales n’ont-elles pas invité les autres provinces à suivre l’exemple du Katanga qui démarrait son développement sur les chapeaux de roue.

Révélation des élections législatives nationales et provinciales, le, propriétaire du T.P. Mazembe, est devenu subitement l’homme à abattre par ceux-là même qui s’étaient réjouis de son élection comme gouverneur du Katanga. Peut-être s’étaient-ils imaginé qu’il n’y arriverait pas et que pour cette raison il faudrait lui faire payer cher son émergence politique.

L’ascension est spectaculaire, certes, mais en définitive elle est une réponse aux attentes d’une population katangaise clochardisée et paupérisée à volonté depuis des décennies par des pseudo leaders qui ne voyaient que leurs tripes et boyaux.

Le mal de Moïse Katumbi ? C’est d’avoir fait la différence. Une différence qui passe désormais pour une sorte d’ombrage à l’endroit des politiciens en mal de positionnement et de repositionnement politique. Ses premiers pas à la tête de la riche province du Katanga ont prouvé aux yeux de tous, qu’il allait réussir là où ses prédécesseurs ont échoué.

Le malheur de ses détracteurs, c’est de nager à contre courant, c’est-à-dire contre les intérêts de la population katangaise et de beaucoup d’autres Congolais qui croient en lui et en sa capacité à contribuer efficacement au redressement de Congo mis à genoux par différents régimes depuis l’indépendance. Aussi ne cesse-t-il de répéter , à la suite de Joseph Kabila : « Les chiens aboient ,la caravane passe ».


Par Willy Kabwe


© 2008 Sankurunews

L'UNION EUROPEENNE RECLAME UNE TABLE RONDE POUR LA SECURITE AU CONGO - KINSHASA

Après la Conférence sur la paix : L’UE réclame la « Table ronde sur la sécurité »

Le Potentiel

La paix a un prix à payer. Dès qu’on l’a gagnée en payant ce prix, il faut savoir la préserver. « Roi le devenir, couronne la gardera », disent certains. La République démocratique du Congo est condamnée à ouvrir une nouvelle page pour entreprendre une autre tâche laborieuse afin de parachever l’ouvre entamée depuis Sun City et Goma. Il s’agit de la réforme sur la sécurité, une étape tout aussi importante que la conférence sur la paix. Les ambassadeurs des pays de l’Union européenne accrédités en République démocratique du Congo ne se font plus prier pour le dire. Ils attendent des autorités congolaises « l’organisation d’une table ronde sur la réforme de la sécurité ».

Les ambassadeurs des pays membres de l’Union européenne accrédités en République démocratique du Congo ont déclaré, il y a de cela 48 heures, la détermination de leurs gouvernements à accroître des moyens d’intervention en faveur de la paix dans les deux Kivu. Mais ils ne tiennent pas à voir les choses s’arrêter là. Que la République démocratique du Congo soit à même d’assurer la sécurité de son territoire et de ses populations. Aussi, attendent-ils des autorités congolaises l’organisation d’une « Table ronde sur la réforme de la sécurité ».

« Nous parlons de cette table ronde depuis les 11 et 12 juillet de l’année passée. Depuis lors, on parle de report, nous sommes devant une situation d’urgence ». Cette déclaration qui souligne une autre inquiétude devant la lenteur affichée par les autorités congolaises, est de l’ambassadeur du Royaume de Belgique en Rdc, Johan Swinnen. Une façon de dire que cette table ronde pouvait bien se tenir avant la Conférence de Goma. Partant, ces ambassadeurs s’interrogent sûrement sur les vrais mobiles de cette lenteur alors que l’on devrait accorder à cette question le bénéfice de l’urgence. Peut-être qu’il n y aurait eu jamais cette « guerre du Kivu ».

Bien avant eux, Aldo Ajello, alors Représentant spécial de l’Union européenne dans la région des Grands Lacs tirait la sonnette d’alarme : « Le problème en République démocratique du Congo est avant tout l’armée, la police et les services de renseignements ». Le temps lui a donné raison.

Puisqu’il faut préserver les acquis de la paix de cette Conférence de Goma, les ambassadeurs des pays de l’Union européenne reviennent à la charge sur cette question. Ils l’ont exprimé clairement au courant de cette semaine.

LE SOCLE DE LA PAIX, DES INSTITUTIONS NATIONALES

La sécurité a toujours constitué le maillon faible de la chaîne des décisions sur la paix, la stabilité des institutions et le développement du pays. Ramener la sécurité seulement au niveau des personnalités au sommet de l’Etat pour la conservation du pouvoir a toujours été une erreur politique éléphantesque et préjudiciable à la nation. La chute de Mobutu, selon certains experts politiques, est consécutive à cette approche de ramener le système de sécurité d’un pays à sa personnalité.

Ainsi, par deux fois, la RDC a été agressée sans réussir à repousser les agresseurs. Depuis, les services de l’ordre, de l’armée, de la sécurité ont du mal à mâter toute insurrection. D’où la nécessité de procéder à la réforme de la sécurité en RDC. Une réforme qui touche les services de renseignements, l’Armée et la Police. Ces trois domaines du maintien de la paix, de la sécurité et de l’ordre constituent le socle de toute politique de stabilité et de développement national. Mais aussi des institutions nationales pour un Etat républicain, un Etat de droit.

Au départ de Sun City, alors que se clôturait le Dialogue intercongolais, certains avaient mis un accent particulier sur cette réforme de la sécurité pour disposer d’une armée réellement nationale, dissuasive et une Police également nationale à même d’assurer efficacement l’intégrité territoriale, l’ordre public et la sécurité des biens et des personnes. Malheureusement, les considérations politiciennes l’ayant remporté sur des considérations sécuritaires à cause de la boulimie du pouvoir, l’insécurité et la violence au Kivu ainsi qu’en Ituri ont démontré que l’on avait renversé l’échelle des priorités. La guerre du Nord-Kivu vient de reposer le problème et plaide justement en faveur d’une réforme de la sécurité. C’est ainsi que dans leurs résolutions et recommandations, les participants à la Conférence de Goma ont mis un accent particulier sur l’urgence et la nécessité de restructurer les services de sécurité. A savoir l’Armée, la Police et les Services de renseignements.

SORTIR DES VIEUX SENTIERS

La réforme de la sécurité se présente comme une tâche immense et difficile à la fois. A dire vrai, le processus est engagé avec la présence de l’EUPOL et de l’EUSEC, un programme de l’Union européenne. Mais apparemment, rien ne réussit encore.

En plus, les réticences observées jusqu’ici dans le cadre de la restructuration de l’armée, de l’intégration et la réintégration des forces armées en République démocratique du Congo pose d’énormes problèmes. Elles tiennent en premier lieu à l’approche des uns et des autres sur l’armée, les services de renseignements et de sécurité.

Au fait, en Afrique la pyramide du pouvoir s’appuie sur le fusil et l’argent. Celui qui a l’armée, a le pouvoir. Voilà qui explique souvent les causes profondes des conflits et la réticence de restructurer l’armée à l’image des armées de pays de vieille démocratie qui disposent des armées réellement nationales ; socle des institutions nationales.

Mais en Afrique, jusqu’à preuve du contraire, les armées ont une coloration tribale ou régionale, c’est selon. Elles disposent en leur sein des « unités spéciales » qui ne sont autres que des « gardes prétoriennes » pour la conservation du pouvoir. Pire, les services de sécurité constituent des « gouffres financiers » pour enrichir un clientélisme désuet. La République démocratique du Congo ne fait pas exception tant qu’elle demeure encore sur ces vieux sentiers battus.

S’il faut organiser effectivement une « Table ronde sur la sécurité » dans le but de disposer d’une armée réellement nationale, dissuasive et apolitique, le plus important consistera à sortir des vieux sentiers battus. Une tâche difficile pour autant que la transition a versé dans l’armée et la police des « forces négatives au service des ex-belligérants et groupes armés », des machines à voler, à violer, à tuer. Mais la tâche n’est pas du tout impossible. Le succès de cette réforme réside en ce changement de mentalité opposable à tous, à la volonté politique sans faille, à l’élan nationaliste de la part des autorités congolaises.


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Saturday, February 2, 2008

RD CONGO: UN DES DESTINATAIRES DE L'AIDE HUMANITAIRE DE 100 MILLIONS DES NATIONS UNIES

L'ONU accorde à 15 pays une aide humanitaire de 100 millions de dollars
2008-02-02 14:35:09

NEW YORK (Nations Unies), 1er février Les Nations Unies ont annoncé vendredi une allocation de 104,3 millions de dollars à 15 pays pour soutenir leurs programes d'aide humanitaire.

Les grands destinataires de ces aides, qui ont été chosis du Fonds central de la réponse urgente (CERF), sont la République démocratique du Congo (RDC), l'Ethiopie, la Côte d'Ivoire, le Pakistan et le Niger, a indiqué le secrétaire général adjoint pour des affaires humanitaires et le coordinateur de l'aide urgente de l'ONU John Holmes.

"Ces aides sont souvent la dernière espérance pour des millions d'habitants qui souffrent de graves crises humanitaires dans le monde," a exprimé M. Holmes.

Pendant les deux dernières années, le CERF a versé plus de 600 millions de dollars aux projets dans 60 pays affectés par les catastrophes naturelles et les conflits.

Depuis mars 2006, 624,1 millions de dollars ont été donnés par CERF en faveur de près de 800 projets d'assistance dans environ 60 pays en Afrique, en Asie, au Moyen-Orient et en Amérique latine qui sont affectés par les calamités naturelles et les conflits.

Durant les deux dernières années, un total de 200 millions de dollars de fonds contribués au CERF ont été utilisés pour aider à désamorcer les crises dans 23 pays, dont la plupart en Afrique.


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