Saturday, October 11, 2008

ACCORD AMP-PALU-UDEMO CONSERVE: MUZITO DE PALU NOMME PREMIER MINISTRE


Adolphe Muzito, ministre sortant du Budget, a été nommé, vendredi 10 octobre 2008, Premier ministre de la République démocratique du Congo.(Photo : www.ministeredubudget.cd)


ADOLPHE MUZITO NOMME PREMIER MINISTRE


Le président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, a nommé vendredi soir le ministre sortant du Budget Adolphe Muzito au poste de Premier ministre. Adolphe Muzito remplace donc Antoine Gizenga, 83 ans, qui avait présenté sa démission au président Kabila le 25 septembre, justifiant sa décision par son grand âge.

Comme son prédécesseur Antoine Gizenga, Adolphe Muzito, 51 ans, est membre du Palu, Parti lumumbiste unifié. Il est originaire de la région du Bandundu (sud-ouest). Licencié en économie de l’université de Kinshasa. Muzito a été tour à tour inspecteur des Finances, conseiller au ministère du Budget et auprès du gouverneur de la ville de Kinshasa, avant d’entrer au Parlement de transition comme député de son parti.
Après l’élection du président Kabila en 2006, il a été nommé ministre du Budget, poste qu’il a occupé jusqu’à sa désignation en qualité de Premier ministre vendredi soir par le président Joseph Kabila, en vertu – dit-on – de l’accord électoral conclu entre le chef de l’Etat et le leader du Palu, Antoine Gizenga.

Les discussions ont été laborieuses au sein du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD) du président Joseph Kabila pour

RFI

ADOLPHE MUZITO: LE NOUVEAU PREMIER MINISTRE DE LA REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO



KINSHASA -- Adolphe Muzito, ministre du Budget, a été nommé nouveau Premier ministre de la RDCongo, vendredi, par le président Joseph Kabila, a-t-on appris de sources bien informées.

M. Muzito, 51 ans, remplace Antoine Gizenga qui a présenté sa démission le 25 septembre. Comme Gizenga, il est membre du Parti lumumbiste uni (Palu).

Dans un message à la nation, M. Gizenga, âgé de 83 ans, avait évoqué le poids d'âge qui ne lui permet pas d'exercer convenablement ses charges d'Etat.


"Est nommé Premier ministre Adolphe Muzito", selon une ordonnance signée par M. Kabila et lue à la télévision.

M. Muzito, 51 ans et qui occupait le poste de ministre de Budget dans le gouvernement sortant de M. Gizenga, appartient au Parti lumumbiste unifié (Palu), dont faisait aussi partie son prédécesseur.

Troisième force politique de la RDC, le Palu avait conclu un accord en 2006 avec M. Kabila, alors arrivé en tête du premier tour de la présidentielle. En vertu de cet accord, la primature devait revenir au Palu, en échange du soutien de ce parti à M. Kabila pour le second tour de la présidentielle.

M. Gizenga, 83 ans, ancien opposant de longue date à l'ex-président Mobutu, et figure historique du Congo indépendant, avait invoqué le poids de l'âge pour justifier son départ de la primature. Mais l'opposition n'a eu de cesse de critiquer son immobilisme depuis sa prise de fonction en décembre 2006.

M. Muzito, licencié en sciences économiques et originaire de Bandundu (sud-ouest), sera chargé de former un nouveau gouvernement.

Les défis qui l'attendent sont immenses: l'est du pays est le théâtre de combats violents entre l'armée et une rébellion depuis fin août, et 75% des 60 millions d'habitants de la RDC vivent avec moins de un dollar par jour alors que le pays recèle d'immenses ressources naturelles, dont 34% des réserves mondiales connues de cobalt et 10% des réserves de cuivre.



DES REACTIONS APRES LA NOMINATION DE ADOLPHE MUZITO A LA TETE DU GOUVERNEMENT


Adolphe Muzito pour le poste de premier ministre à la place d’Antoine Gizenga. Pour l’AMP, le choix de Joseph Kabila sur Adolphe Muzitu a été judicieux. Quant à l’opposition, elle pense que le nouveau premier ministre devra faire ses preuves.

Le choix du chef de l’Etat s’est porté sur Adolphe Muzito pour le poste de premier ministre à la place d’Antoine Gizenga. Pour l’AMP, le choix de Joseph Kabila sur Adolphe Muzitu a été judicieux. Quant à l’opposition, elle pense que le nouveau premier ministre devra faire ses preuves, rapporte radiookapi.net

L’Alliance pour la Majorité présidentielle estime que le chef de l’Etat n’a fait que respecter l’accord signé entre l’AMP et le Palu, afin de conserver la coalition. Quant aux différentes ambitions exprimées au sein de l’alliance, le secrétaire exécutif national de l’AMP pense que c’est un signe de démocratie, mais que c’est au chef de l’Etat de trancher. Pour Koya Gialo Gbase Te Gerengbo, Joseph Kabila a fait un choix judicieux en nommant Adolphe Muzitu : « Le président de la République respecte ses engagements, selon l’accord que l’AMP avait signé avec le Palu. Adolphe Muzitu a siégé dans le gouvernement conduit par le patriarche Antoine Gizenga. Les problèmes de l’Est ont toujours été débattus au sein de ce gouvernement. Donc, l’actuel premier ministre connaît très bien les tenants et les aboutissants des problèmes de l’Est. » Du coté de l’opposition, la Convention des démocrates chrétiens, CDC, regrette que la désignation d’un premier ministre issu du même parti que son prédécesseur ait pris autant de temps. Pour le président du groupe parlementaire des chrétiens démocrates, la justesse ou non du choix d’Adolphe Muzito sera déterminé, en premier, lors du dépôt du collectif budgétaire et du projet de budget 2009. Gilbert Kiakwama Kiakiziki explique : « Il est dommage que ce pays s’accroche encore aux accords électoraux, alors même que la maison Congo brûle. Nous aurions voulu autre chose, mais nous jugerons sur pièces. Nous l’attendons. Premièrement, dans les meilleurs délais, il doit faire une déclaration de politique générale, laquelle ne devrait pas porter sur les lieux communs qu’on a connus jusqu’ici. Deuxièmement, que la formation du gouvernement ne se fasse pas sur une base politicienne, mais en fixant les priorités. » Quant au secrétaire général du Mouvement de Libération du Congo, MLC, il n’a pas souhaité commenter la nomination d’Adolphe Muzito comme premier ministre. Pour François Mwamba, il s’agit d’un non évènement.




© 2008 Sankurunews

Friday, October 10, 2008

INTENSIFICATION DE LA REBELLION EN ITURI ET LA TRAGEDIE DE L'EST



INTENSIFICATION DE LA REBELLION EN ITURI


Selon le lieutenant-colonel Jean-Paul Dietrich, porte-parole militaire de la Mission des Nations Unies en RDC (Monuc), la situation sécuritaire dans les zones au Sud du territoire d’Irumu (Province Orientale) s’est rapidement détériorée la semaine dernière suite des attaques soutenues sur les positions des Forces Armées de la RDCongo (FARDC) menées par des combattants armés. En tête de ces mouvements subversifs, il cite le Front de Résistance Patriotique de l’Ituri (FRPI), dont les éléments ont attaqué simultanément les camps des FARDC à Tchey et à Quinz, avec des armes lourdes (mortiers) et des armes légères les 29 et 30 septembre 2008.

Le 2 octobre, ces mêmes combattants FRPI ont ouvert le feu sur deux hélicoptères de la Monuc en reconnaissance sur Tchey puis tendu une embuscade aux FARDC, saisissant à cette occasion deux camions des munitions. D’autres accrochages ont été signalés à Kagaba et à Geti, près d’Aveba.

Le porte-parole de la Monuc a fait aussi état de la création d’une nouvelle alliance regroupant des groupes armés. Ce nouveau mouvement appelé « Front Populaire pour la Justice au Congo » (FPJC) est composé des dissidents du FRPI et opère essentiellement en Ituri.

Par Tshieke Bukasa


LA TRAGEDIE DE L'EST


Le Potentiel



Situation explosive. Sécurité aléatoire. Juste quatre mots pour décrire l'horreur au quotidien. Horreur que vivent dans leurs chair et âme des milliers de Congolais, chassés par des affrontements armés réguliers. Des familles entières poussées à l'errance d'un point à l'autre de la province Orientale et du Nord-Kivu, baluchon sur la tête. Quelle est ou quelle doit être la réponse du gouvernement ?

Pour répondre à l'interrogation, la grille de cette tragédie se lit au travers d'éloquents témoignages. Le premier, fait par le porte-parole de la Monuc, reconnaît que la localité de Tchey, située à 60 km de Bunia, demeure sous le contrôle des miliciens du Front de résistance patriotique de l'Ituri (FRPI), pendant que 250 de ses miliciens sont signalés autour de Gety et Kagaba, dans la province Orientale.

A Dungu, toujours en province Orientale, les rebelles ougandais de la LRA (Armée de résistance du seigneur), arrivés dans la région en 2006, ont tué une vingtaine de Congolais, enlevé une centaine d'écoliers congolais, pillé des habitations, brûlé des écoles, contraint 2000 villageois à s'exiler vers le Soudan, l'Ouganda et ailleurs.

Pendant ce temps, affluent d'autres témoignages. Un exemple : les responsables des Forces armées de la RDC ont confirmé les attaques du CNDP de Nkunda ainsi que la chute de Rumangabo, en territoire de Rutshuru, au Nord-Kivu. De violents combats à l'arme lourde opposent l'armée nationale à la rébellion dans plusieurs localités dont Ngungu, à près de 50 km de Goma.

Autre exemple : le groupe armé Yakutumba, signataire de l'Acte d'engagement de Goma, a annoncé la suspension de sa participation aux activités du 'Programme Amani', mis en oeuvre en janvier 2008 en vue de ramener la paix dans les deux Kivu. Le comité directeur de ce groupe exige le retour sans délai à Fizi de son chef, le commandant Yakutumba. Ce dernier avait été invité à Kinshasa par le chef de l'Etat depuis septembre 2007. Il y est encore.

Entre-temps, les FDLR, rebelles hutu rwandais, continuent à dicter leur loi aux populations du Sud-Kivu. Cela fait 14 ans. Mais depuis l'année dernière, ils tuent des civils congolais. Et menacent de «se défendre» si jamais le gouvernement tente de les déloger manu militari.

La tragédie en cours à l'Est est significative du manque de clairvoyance des cercles dirigeants. Elle illustre, par ailleurs, l'absence de volonté politique susceptible sinon de sécuriser toutes les populations de l'Est, du moins de négocier la restauration des rapports de bon voisinage avec les pays limitrophes. Pays qui passent, aux yeux du gouvernement, comme auteurs ou complices de ses malheurs.

Mais le plus pressant à faire pour stopper la tragédie, c'est d'obliger le gouvernement à s'assumer.


© 2008 Sankurunews

JOSEPH KABILA: L'HEURE EST GRAVE, LES CONGOLAIS DOIVENT SE MOBILISER ET FAIRE APPEL A U PATRIOTISME


LE MESSAGE DE JOSEPH KABILA A LA NATION: L'HEURE EST GRAVE


Le chef de l’Etat appelle le peuple congolais à la vigilance et à la mobilisation générale. Devant la situation préoccupante qui prévaut actuellement en République démocratique du Congo, le président de la République, Joseph Kabila Kabange, s’est adressé hier à la nation. Sur un ton ferme qui traduit justement les moments difficiles que traverse le pays, le chef de l’Etat a souligné la gravité de la situation. Il a interpellé chaque congolais à bien prendre conscience du défi lancé à tout le peuple. L’invite par conséquent à la mobilisation générale, à la vigilance tous azimuts devant ces forces négatives qui s’acharnent à remettre en cause la volonté du souverain primaire. Saisissant cette opportunité, il a annoncé la nomination dans les prochaines heures d’un Premier ministre, chargé de former un « gouvernement de missions ». Les tâches prioritaires ont été définies. Mais auparavant, il se déclare ouvert au dialogue et prêt à coopérer avec tous les pays, particulièrement ceux de la région. Sans chantage.

Le développement de la situation sécuritaire cette dernière semaine, mettant en péril l’intégrité territoriale et la souveraineté nationale, a obligé le président de la République à s’adresser hier soir jeudi à la nation. Le ton ferme de son message souligne justement la gravité de la situation au moment où le peuple congolais croyait avoir tourné une des pages tristes de son histoire : celle de la guerre.

Erreur, a dit le chef de l’Etat qui s’est référé aux bruits de bottes et de canon tant au Kivu qu’en Ituri, alors que cette dernière partie du pays était pacifiée. Il a stigmatisé alors les forces étrangères, sans les nommer, lesquelles sont déterminées à faire couler le sang du peuple congolais. Mais également certains signataires de l’Acte d’engagement de Goma, en l’occurrence le CNDP de Laurent Nkunda, qui viennent de violer les actes signés au terme de la Conférence de Goma pour recourir aux armes. Toutes ces forces négatives, tentent ainsi « de remettre en cause la volonté du souverain primaire, lançant ainsi un défi à l’ensemble du peuple congolais ».

Régissant à cet affront, le chef de l’Etat a fait remarquer que « par devoir patriotique, nous devons nous y opposer ». Aussi, s’est-il tourné vers les FARDC qui, malgré leur jeunesse, une armée en pleine restructuration et face à une guerre non conventionnelle, ont fait preuve de bravoure, de façon stoïque, résistant avec héroïsme.

« L’heure est grave », a souligné le chef de l’Etat avant d’interpeller chacun pour une vigilance sans faille. Car, a-t-il précisé, la renaissance de la République démocratique du Congo « contrarie beaucoup d’intérêts ». « Loin de tout clivage politique, comme un seul homme et en vue de préserver la paix, l’unité, unissons nos efforts pour décourager toute velléité afin de garantir la stabilité des institutions », a dit le chef de l’Etat.

OUVERTURE AU DIALOGUE

Auparavant, le président de la République a tenu à faire observer qu’il a toujours privilégié le dialogue. Cette attitude, a-t-il dit, ne constitue nullement une faiblesse. Aussi, a-t-il lancé un appel à l’Assemblée nationale, au Sénat, au Gouvernement à former un front uni pour défendre cette cause nationale qui ne peut être l’objet d’aucun marchandage. Il a invité les brebis égarées à rejoindre le Programme Amani qui demeure le seul cadre de concertations susceptible de régler tout différend. Dans le même ordre d’idées, il a interpellé la Communauté internationale à s’y impliquer davantage pour autant que la crédibilité de la mission de paix de l’Onu est sérieusement menacée alors qu’il lui revient de favoriser la cohabitation entre les peuples. Pour la République démocratique du Congo, le chef de l’Etat précise qu’il reste ouvert au dialogue et tout disposé à coopérer avec tous les pays, particulièrement ceux qui l’entourent. « Mais c’est sans chantage, dans le respect mutuel et du droit international en vue de l’amélioration de la qualité des relations », a encore dit le chef de l’Etat.

NOMINATION D’UN PREMIER MINISTRE

Ceci dit, le président de la République s’est attardé sur la nomination du futur Premier ministre après la démission de Antoine Gizenga à qui il a reconnu ses mérites politiques. A ce sujet, le chef de l’Etat a annoncé la nomination, dans les prochaines heures, d’un Premier ministre chargé de former un « gouvernement de misions ».

Il a, par conséquent circonscris ces misions : mettre fin aux poches d’insécurité en s’appuyant sur les aspects politique, diplomatique et militaire. Il a enjoint déjà le prochain gouvernement à se consacrer à la mise en ouvre des 5 Chantiers tout en prenant en compte l’amélioration des conditions salariales, sociales des travailleurs et des populations. Mais en ayant toujours à l’esprit la bonne exécution du Programme économique du gouvernement, et surtout l’accélération des réformes dans les secteurs prioritaires de l’Etat. Il s’agit de la Sécurité, la Justice, le Portefeuille de l’Etat, les Mines et Hydrocarbures, l’assainissement du secteur privé, la relance de l’Agriculture, et enfin la décentralisation.

Au demeurant, le message du chef de l’Etat à la Nation n’élude aucun aspect des moments difficiles. Le président de la République relève une fois de plus que la Rdc demeure toujours l’objet de convoitises et est au centre des enjeux régionaux et mondiaux. Que la Rdc reste ouverte au dialogue tant au plan interne qu’externe sans pour autant que les négociations soient l’objet d’un quelconque marchandage.

Il n a pas hésité à interpeller la Communauté internationale, en reconnaissant toute la gratitude pour l’assistance apportée à la République démocratique du Congo. Mais cette assistance risque d’être annihilée tant il demeure vrai que la crédibilité de la mission de paix de l’Onu est gravement menacée. Allusion faite certainement à la non requalification du mandat de la Monuc pour mieux imposer la paix et favoriser la cohabitation entre les peuples.

En d’autres termes, il revient à la Communauté internationale d’exercer une pression manifeste qui découragerait toute tendance expansionniste ou un quelconque pouvoir de domination.

En ce qui concerne les rapports dans la sous-région, Joseph Kabila a réaffirmé la volonté de la Rdc de coopérer avec tous les pays de la région, mais dans le respect du droit international pour des relations de qualité. Cependant, tout ceci ne pourrait donner des fruits qu’au regard de la dynamique interne. C’est à dire, amour patriotique, stabilité des institutions, solidarité, paix, sécurité, mise en œuvre des réformes multidisciplinaires, bonne gouvernance. Des vrais défis à relever.

Le Potentiel


KABILA DEMANDE AUX CONGOLAIS DE SE MOBILISER POUR LA PAIX





Le président de la République démocratique du Congo (RDC), Joseph Kabila, a appelé hier jeudi en soirée son peuple à se mobiliser pour rétablir la paix, gravement mise en cause par une rébellion dans l'est du pays, que Kinshasa accuse d'être ouvertement soutenue par le Rwanda.


"Alors que l'on croyait la page de l'histoire tumultueuse du pays tournée avec la mise en place de nouvelles institutions, les bruits de bottes ont repris dans l'est du pays, faisant même des émules en Ituri où des fils du pays ont choisi de faire couler à nouveau le sang de leurs frères après le retour de la paix", a dit M. Kabila dans ce message à la nation.

"NOS RICHESSES"

Après avoir rappelé l'échec subi par ceux qui voulaient balkaniser la RDC, il a appelé tous les Congolais à la vigilance face à tous ceux qui convoitent "nos richesses", selon l'agence de presse associée (APA), indépendante, reçue vendredi à Bruxelles.

"Dans cette optique, j'en appelle à la responsabilité de l'Assemblée nationale et du Sénat ainsi que des exécutifs et des organes délibérants provinciaux. La cause du Congo ne peut faire l'objet de marchandage. Sa défense ne peut s'accommoder des nuances ou d'ambiguïtés. C'est en présentant un front uni que nous la ferons triompher", a poursuivi le chef de l'Etat.

"RESISTER AVEC HEROISME"

"J'encourage nos forces (les Forces armées de la RDC, FARDC) de continuer à résister avec héroïsme face à l'adversaire", a encore dit M. Kabila.

Il a aussi lancé un "nouvel appel à la raison à toutes les brebis égarées", dans une allusion aux membres de la rébellion du Congrès national pour la Défense du Peuple (CNDP), le mouvement politico-militaire du général rebelle tutsi Laurent Nkunda, qui refusent leur intégration dans l'armée nationale.

Le CNDP a repris les armes le 28 août contre l'armée congolaise, soutenue par la Mission des Nations Unies en RDC (MONUC), en violation d'un cessez-le-feu conclu en janvier.

PROGRAMME AMANI

"Le programme Amani, fruit du consensus dégagé à la conférence de Goma, est et demeure l'unique cadre pour le règlement de toute revendication", a souligné M. Kabila jeudi soir.

Le programme Amani (paix en kiswahili) a été mis en place avec la participation de l'ONU et de la communauté internationale pour faire appliquer l'accord de paix de Goma, chef-lieu du Nord-Kivu, signé le 23 janvier par le gouvernement et une vingtaine de groupes armés des deux Kivu, dont le CNDP - qui s'en est toutefois retiré depuis plusieurs mois.

M. Kabila a encore exprimé la volonté de la RDC de coopérer avec tous les pays du monde particulièrement ceux qui l'entourent dans le cadre de bon voisinage.

ACCUSATIONS

Le ministre congolais des Affaires étrangères, Antipas Mbusa Nyamwisi, a a ouvertement accusé jeudi le Rwanda d'avoir envoyé des troupes au Nord-Kivu pour

M. Kabila a enfin annoncé la désignation prochaine d'un nouveau Premier ministre pour succéder au "patriarche" Antoine Gizenga, qui avait démissionné le 25 septembre dernier, invoquant le poids de son âge (83 ans).

"Dans les heures qui viennent, je vais désigner un nouveau Premier ministre et le charger de former un gouvernement de mission" qui devra mettre fin aux poches d'insécurité et de rétablir l'autorité de l'état sur l'ensemble du territoire national, a-t-il déclaré.

HOMMAGE

Il a rendu hommage à M. Gizenga "pour la constance remarquable" dont ce "monument de notre histoire" a fait preuve cinquante années durant, livrant "de bons combats, celui de l'indépendance de notre pays et de la souveraineté de notre peuple".

7sur7


KABILA APPELLE AU PATRIOTISME CONGOLAIS




La République Démocratique du Congo est-elle à la veille d'une nouvelle guerre régionale ? Depuis fin août l'armée régulière s'oppose à la rébellion de Laurent Nkunda dans l'est du Congo. Le Président Kabila s'est adressé jeudi aux Congolais, dans un message diffusé par la télévision nationale.

C'est un peu comme si le Président congolais préparait ses compatriotes à une nouvelle guerre : « notre pays est à un tournant de son histoire » explique Joseph Kabila, et « l'heure est grave. Alors que nous croyions à jamais tournée la page des guerres, des bruits de bottes et de canons ont repris dans le Kivu. » Il accuse la rébellion d'être aux services de forces étrangères, à savoir le Rwanda. « Nous avons le devoir patriotique de nous y opposer » : il appelle les Congolais à la vigilance.

Et en même temps, Joseph Kabila lance un dernier appel aux rebelles : il leur demande de rejoindre le processus de paix entamé au début de l'année. Il lance un appel aussi à la communauté internationale, qui joue ici sa crédibilité. En fait, depuis des semaines, la mission de l'ONU -la Monuc- tente péniblement de remplir sa mission : faire respecter un cessez-le-feu qui allègrement violé par toutes les parties.

Jeudi, le Congo a saisi le Conseil de Sécurité de l'ONU sur cette question.

Le Président Kabila annonce aussi la nomination d'un Premier ministre, sans doute ce vendredi ou ce samedi. « Sa tâche première, a expliqué le Président Kabila, sera de rétablir la sécurité à l'Est du Congo et de faire respecter l'intégrité territoriale du pays », autrement dit, mettre fin à la rébellion.

Alors, les appels à la raison du Président Kabila seront-ils d'être entendus ? Le constat que l'on peut faire est plutôt pessimiste : d'abord les deux camps ont radicalisé leurs positions, renforcé leurs troupes et personne ne semble prêt à déposer les armes.

Sur le terrain, la mission de l'ONU est impuissante aussi parce qu'il n'y a pas de volonté politique pour imposer la paix au Congo. D'ailleurs, on n’entend pratiquement aucune voix s'élever contre cette guerre qui est en train de reprendre. Mais tous les jours, des civils sont tués, violés ou chassés de leur village. Il y a plus d'un million de déplacés et la situation humanitaire est catastrophique.

M. Jacob
RTBF


© 2008 Sankurunews

JOSEPH KABILA: HAUTE TRAHISON, LA CAUSE DE SA DESTITUTION, MBUSA NYAMWISI SE REVEILLE, AINSI LA LETTRE OUVERTE DE L'UCDP




MBUSA NYAMWISI VIENT DE SE REVEILLER!


Maintenant que le gouvernement congolais par la voix de son ministre des Affaires étrangères affirme ouvertement l'implication du Rwanda dans la déstabilisation de l'Est de la République Démocratique du Congo les faits de haute trahison et d'atteinte à la sécurité extérieure de l'Etat à charge de "Joseph KABILA" relatifs à la conclusion d'un gentleman 's agreement avec Laurent NKUNDA sous la médiation des autorités rwandaises à Kigali au mois de janvier 2007 sont donc confirmés !!!(cf aussi interview accordée par Paul KAGAME au journal francophone belge "Le Soir"

Mbusa NYAMWISI est il capable de défendre la souveraineté de la RDC et de hausser le ton face au criminel KAGAME ?
Nous prions une fois encore le Peuple congolais d'inviter la représentation nationale à initier la procédure de destitution de "Joseph KABILA" pour Haute Trahison !!!

CONGOLAISES, CONGOLAIS,




Vous êtes tous invités en votre qualité de souverain primaire à constater que "Joseph KABILA" ne dispose plus de la létimité requise pour exercer les fonctions de Chef de l'Etat !!!

En signant cette pétition même de façon anonyme :
http://www.ipetitions.com/petition/demissionkabila/

Nous,

Peuple congolais,

En notre qualité de souverain primaire,

Considérant :

- Que la souveraineté nationale appartient au Peuple et que tout pouvoir émane de Lui ;
- Que tous les Congolais sont égaux devant la Loi ;
- Que nul n’est censé ignorer la Loi ;
- Que tous les Congolais sont tenus de respecter la Constitution et de se conformer aux Lois de la République Démocratique du Congo ;
- Que tout Congolais a le droit et le devoir sacré de défendre son pays et son intégrité territoriale face à une menace ou à une agression extérieure ;
- Que toute autorité nationale, provinciale, locale et coutumière a le devoir de sauvegarder l’unité de la République Démocratique du Congo et l’intégrité de son territoire, sous peine de haute trahison ;
- Que tout Congolais a le devoir de faire échec à tout individu ou groupe d’individus qui exerce le pouvoir en violation de la Constitution de la République Démocratique du Congo ;
- Que le Président de la République est le garant de l’indépendance nationale, de l’intégrité du territoire, de la souveraineté nationale ;

Faisant le constat :

- Que le Président de la République Joseph KABILA KABANGE a donné, au mois de janvier 2007, mission à son envoyé spécial et plénipotentiaire - l’Inspecteur général de la Police nationale le Lieutenant-Général John NUMBI - de conclure à Kigali sous la médiation des autorités rwandaises un gentleman s’ agreement avec le Général de brigade Laurent NKUNDA MIHIGO ;
- Que pourtant le Général de brigade Laurent NKUNDA MIHIGO fait l’objet d’un mandat d’arrêt lancé contre lui par la justice militaire en 2005 ;
- Que la Communauté internationale et plus particulièrement, la Mission des Nations unies en République Démocratique du Congo ont dénoncé la présence d’éléments de nationalité rwandaise au sein des troupes dirigées par le Général de brigade Laurent NKUNDA MIHIGO laquelle ne peut se concevoir sans l’accord tacite des plus hautes autorités du Rwanda ;
- Que la Souveraineté de l’Etat ne peut s’exercer sur l’ensemble du territoire national ensuite de l’insurrection que conduit le Général de brigade Laurent NKUNDA MIHIGO à l’Est de la République Démocratique du Congo ;
- Que le Président de la République Joseph KABILA KABANGE ne pouvait ignorer tous ces faits ;
- Que le Président de la République Joseph KABILA KABANGE a délibérément banalisé l’importance de ce conflit et ses conséquences dramatiques pour le peuple congolais ;
- Qu’ainsi le Président de la République Joseph KABILA KABANGE a porté atteinte à la sécurité extérieure de l’Etat et a violé le serment constitutionnel qu’il a prononcé le 6 décembre 2006 en ne respectant pas son devoir sacré d’assurer l’ intégrité du territoire ;
- Qu’en effet, au regard de l’article 63 de la Constitution le Président de la République Joseph KABILA KABANGE s’est rendu coupable de haute trahison ;
- Que le Président de la République Joseph KABILA KABANGE a également exposé la Nation à des hostilités de la part d’une puissance étrangère fait qui est puni par l’article 190 du Code Pénal ;
- Qu’enfin le Président de la République Joseph KABILA KABANGE a entretenu des intelligences qui ont nuit à la situation militaire et diplomatique de l’Etat congolais, fait qui est puni par l’article 191 du Code Pénal.

A ces cause,

Nous Déclarons :


- Que le Président de la République Joseph KABILA KABANGE ne dispose plus de la légitimité requise pour exercer les fonctions de Chef de l’Etat ;
- Qu’ainsi, le Peuple congolais prend acte de la démission d’office de Monsieur Joseph KABILA KABANGE de ses fonctions de Chef de l’Etat ;
- Qu’il y a lieu, tant pour les forces vives de la Nation, la Cour Suprême de Justice que pour toutes les autres Institutions de la République de constater en ce qui les concerne ladite démission d’office ;
- Que les fonctions de Chef de l’Etat seront exercées à ce jour par le Président du Sénat jusqu’à la prestation de serment du nouveau Président de la République ;
- Que la Communauté internationale est invitée à respecter la Charte des Nations unies ainsi que la Constitution et les Lois de la République Démocratique du Congo conformément à la volonté du Peuple congolais s’exprimant en sa qualité de souverain primaire.

Hinterland

LETTRE OUVERTE DE L'UCDP


www.ucdp-info.com 09 octobre 2008


L’Union de Congolais pour la Défense de la Patrie et du Peuple UCDP, force politique de rappel à l’ordre et de proposition, se félicite de l’éclairage donné par Mzee Pierre Victor Mpoyo dans l’intervieuw qu’il a accordée à Info UCDP ! Les congolais se sentent libérés de l’intoxication entretenue par le pouvoir ruandais consistant à trafiquer les faits historiques en ayant imposant insidieusement dans l’opinion que c’étaient eux qui avaient piloté et organisé l’éviction du maréchal Mobutu du pouvoir et installé Mzee Laurent Désiré Kabila du pouvoir! Tout cela était faux! Mzee poyo dit que les ruandais n'avaient pas dépensé un moindre sou dans cette opération et que le Ruanda n'avait servi que de base arrière !

Les congolais commencent à se rendre compte de la superchérie ruandaise!

Le peuple congolais exprime son mécontentement chaque jour! Le pouvoir politique congolais reste sourd à la grogne populaire! Info UCDP s'est intéressée à un type d'expression populaire qui se développe dans les milieux populaires où nos compatriotes traduisent leurs mécontentements en ciblant des ''têtes de turcs '' qui gravitent autour du pouvoir et qui sont perçus comme responsables au 1er chef de la déchéance de notre pays!

Nous avons retenu, en l'occurence, les cris d'indignation et de colère de notre compatriote Gaston Lwesha qui exprime si bien la perception populaire de ceux qui se disent aujourd'hui "hommes politiques" congolais plus regardant sur leurs intérêts personnels de la prédation et du bradage de notre patrimoine national que sur l'objet de la politique qui est d'apporter le bien -être aux congolais! Ci-aprés suivez le "réquisitoire" de Gaston:


1. CA CASSE OU CA PASSE

Bandeko wa bolingo, soki vraiment digitalcongo bazali sérieux ba bimisa interview ya Mzee Mpoyo ! Sinon te, toko considérer bango lokola ba associés ya Katumba, Cisambo, na Boshab, histoire ba changaka yango te !

-Ata boboyi kobimisa, esi eyebani! Ebongo nazali kotuna boye même Kudura Kassongo pe aboyi kobimisa interview yango et pourtant esukisi lokuta ya ba rwandais, oyo balobaka bango mutu ba memaka Mzee Laurent Désiré Kabila na pouvoir !

- Soki bobimisi yango te ou soit bo coolaboraka na Kagame ou soit bozali kobomba quelques chose po ezali normal te,kia kia kia eh !!

Ooh ! ngai Katumba le puissant, omoni que ozali na yo kaka triporteur ya pamba !!

Ooh ! ngai Boshab est-ce que Mzee Kabila ayebaka yo ??

Ooh !ngai Théophile Mbemba : traître ! Okanisi toyebi yo te ! Est-ce que batu bayebi que ozalaka parrain ya mariage ya ruandais Bizamana Karamuwetu ? En plus mwenyemulenge Bughera, mutu a pistonaka yo !!

Ooh ! Ngai kazadi nyembwe, moyibi ya ba voiture na Zambie, ancien braqueur de banque na Tanzanie! Est-ce que yo ozalaka na maquis ? Moyibi ! Kombo nayo ya solo ezali Dieudonné Nyembwere, ozali tutsi burundais! Ba vérité ekobima !

Biso ba kadogos, ata tolobaka te, tozali na kanda makasi, mpo Joseph Kabila azali campagnon na biso mais abungi nzela muke lokola azali entourer na ba aventurieux, ba fainéants, ba voleurs !! Tozali kolala pe kolamuka ! 2011 ekomi pembeni ! Oyo tokoyoka ye akimi joseph Kabila apesi candidature na présidence, tokotumba ye !!

BOLONGOLA BA TRAITRES NYONSO NA ARMEE!

Caporal Amisi tango fort, po na nini ezali kotikala armée ?? Na ancien kadaffi na zone de Kenya na Lubumbashi, grand danseur ya orchestre Kundabatware musica bazali kozela nini po balongola ye ? Azali traître !!

2. BALINGI TOKOMA BA KAMIKAZE??

Ba ndeko ba bolingi, Premier Ministre Antoine Gizenga a démissioner mpo azali ko préserver dignité na ye !

- Ezali complot ewuti epayi ya ba tutsis oyo ba infiltrer pouvoir ya kinshasa !
- Boyeba que Kengo azali tres rusé !
- Vital kamheremuwetu azali na même comportement que Leon Lobitch kende ko dondwa! eh pardon Kengo wa Dondo !
- Soki na yoki kaka Katumba Mwanke na gouvernement, wana ekozala fin ya pouvoir actuel po wana tokokoma ba kamikaze !
- Soki toyoki lisusu:Ooh ! Zanga Mobutu ! Ooh Olivier Kamitatu !Ooh merde eh pardon, Mende! Ooh Endundo oyo apesaka James Kabarebe avion na ye a atterir na Kitona po bakata courant ya Inga!Ooh Jeanine Mabunda ! Ooh soki nani Mbala oyo désobeissance civil! Joseph Kabila azongiseli biso lisusu ba mobutistes ! Donc amoni papa na ye Mzee Kabila zoba! Bon ! ca va tozali kaka awa qui rira le premier nasuki wana !

3. P.A. PARTI DES ASSASSINS YA KIN KIEY MULUMBA

Ba ndeko wa bolingo, yango ba politiciens ya RDCongo!
Soit baloka bango! Soit bakisi oyo basimbaka ebebisa bango moto!
- Boyebi Kin Kiey Mulumba, oyo aloba na documentaire moko na tv que mobutu bakutana na bush 44 fois, ke bana ya Mobutu bazalaka kovanda na Maison blanche après mpr !
- Tango kondo Mzee Laurent Désir Kabila abenganaki ba rwandais, Kin Kiey, au lieu afungola front de combat na ye na ouest, ye akeyi komipesa epayi ya ba rwandais, epai ya président tuberculeux, Paul Kagame alias kikwata !
- Basali rcd- Goma, lokola azali mutu ya Bandundu , po na ye ebembe ya biso bana ya Kivu mawa te!
- Babomi plus de 5 millions des congolais vivant paisiblement dans l'est du congo cad toutes tribus confondues !
- Akeyi kopesa candidature na ye na Masimanimba na Bandundu nayebi te soki batu ya maboma nde bovotaki ye !Yango wana, nazali kosenga na bino nyonso batu ya Bandundu bozala lisanga na biso batu ya Kivu po to punir cet enfant de course ya Paul Kagame, Kin Kiey Mulumba, mpo azali assassin! Mpo oyo asali biso na Kivu akoki pe kosala bino na Bandundu!
- Au lieu atika politique, asali parti politique apesi yango kombo p.a elingi koloba parti des assassins !
- Yo ! Kin Key Mulumba to déclarer fatwa !
- Tokopesa kombo na yo na ba musulman nyonso ya monde esika nyonso okozala soki tozui yo, oko payer ! Po bokomi kosakana na batu ! Yeba yo moko ozali maudit ! Bana na yo pe bazali maudits! tu vas récolter ce que tu as semé qui vivra, verras !

4. "PROFESSEURS POLITICIENS" YA KWANGA NA MADESU!

Bandeko ba bolingo tolembi na ba titres ya ’’professeur’’ ’’professeur’’ na mboka na biso Congo !
- Patrice emery lumumba azalaki professeur te, kasi a marquer histoire ya RDCongo bakoma kotanga exploits na ye mokili mobimba !
- Pierre Mulele azalaki professeur te asalaka programme moko ya kitoko po na éducation nationale ya RDCongo !
- Mzee Laurent Kabila na Pierre Victor Mpoyo bazalaki ba professeur te, sans aide ya communauté internationale babandaka kotelemisa Congo, soki banyangalakata ya ba ougandais na ba rwandais te, mbele tokoma mosika !
- Boyebisa nga nanu bino bato bovanda na poto osi omona Dominique Devilpin, Jean Louis Borloo, Lionel Jospin, Barack Obama, François Hollande,Yves Lanteme, babetaka jamais tolo na medias que bazali ba professeurs mais tala ndenge bazali kotambusa mboka na bango !
- Bino ba congolais soki Mobutu mutu aloka bino ba ’’professeurs’’ kaka bino bozalaki koyembela diplomé dactylographe Mobutu !!
- Bobosana te boyembelaki lolenge boye :nous danserons et chanterons pour honorer notre guide et lui exprimé notre amour! Ba ’’professeurs’’ ya kwanga na madesu, ya munyato!Au lieu botangisa, bolingi kaka postes! bo publier ata livres ya 3 pages te, kaka na monoko kombo ya ’’professeurs ! professeurs !’’ ya muyibi ! Soki bapesi yo poste yango ozakokoka te! Tokobanda kolatisa bino ba pneus babolole

Info UCDP


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Thursday, October 9, 2008

LE GOUVERNEMENT DE KABILA ACCUSE LES REBELLES POUR LES OFFENSIVES DE L'EST TOUT EN SAISISSANT L'ONU POUR LA PREPARATION D'UNE ATTAQUE PAR LE RWANDA



LE GOUVERNEMENT ACCUSE LES REBELLES D'AVOIR LANCE UNE OFFENSIVE DANS L'EST

KINSHASA -- Dans une déclaration faite mercredi, le gouvernement de la RDCongo a dénoncé les attaques perpétrés mercredi par les hommes du Congrès nationale pour la défense du peuple (CNDP) du général déchu Laurent Nkunda dans le territoire de Rutshuru, dans la province du Nord-Kivu (est).

Selon le porte-parole du gouvernement congolais et ministre de l'Inforamtion et de la Presse, Emile Bongeli, des combats à l'arme lourde ont opposé les Forces armées de la RDCongo (FARDC) aux combattants du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP) dans les localités de Rugari, Rumangabo et Ntamugenga, dans le territoire de Rutshuru.

"Le gouvernement de la RDCongo dénonce l'attitude des hommes du général dissident Laurent Nkunda qui viole systématiquement les accords de paix signés en janvier dernier à Goma. Le gouvernement constate aussi que dans leur offensive, les hommes de Laurent Nkunda bénéficient du soutien d'un pays voisin de la RDCongo", a déclaré le porte-parole du gouvernement congolais.

Dans un communiqué rendue public mercredi, la Mission des Nations Unies en RDCongo (Monuc) a confirmé les affrontements entre les FARDC et CNDP.

"Ces combats ont fait rage dans la région qui couvre les localités de Rugari, Rumangabo et Ntamugenga à près d'une cinquantaine de kilomètres au Nord-est de Goma. Les éléments armés du CNDP ont investi les localités de Rumangabo et Ntamugenga vers le poste frontière de Bunagana dans le territoire de Rutshuru, selon le communiqué de la MONUC.

La MONUC a indiqué avoir dépêché des hélicoptères pour survoler la zone de combat à Ntamugenga et déployé plusieurs blindés sur la route de Rumangabo.

Face à cette situation, la MONUC a affirmé qu'elle multiplie les contacts avec le gouvernement et le CNDP, et a obtenu, malgré les vives tensions, l'engagement des deux parties de respecter les zones de séparation telles que prévues au plan de désengagement.

En janvier dernier, le gouvernement, le CNDP et les autres groupes armés de la RDCongo ont signé à Goma des accords de paix et se sont engagés dans le programme Amani visnat à restaurer la paix dans l'est du pays.

Depuis la signature de ces accords, l'est de la RDCongo n'a toujours pas retrouvé la stabilité.


LA RD CONGO SAISIT LES NATIONS UNIS EN ACCUSANT LE RWANDA POUR LA PREPARATION D'UNE ATTAQUE





La République démocratique du Congo (RDC) a demandé mercredi une réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'ONU sur les combats dans l'est de son territoire, accusant le Rwanda de se préparer à attaquer Goma, a annoncé son ambassadeur à l'ONU.

"Nous avons saisi le Conseil de sécurité pour lui demander d'exercer la pression qu'il faut sur le Rwanda afin de prévenir une nouvelle agression de la RDC par ce pays", a déclaré l'ambassadeur, Atoki Ileka, par téléphone à l'AFP.

M. Ileka a affirmé qu'une concentration de troupes rwandaises observée ces dernières heures dans la ville rwandaise de Gisenyi, jumelle de Goma, laissait présager une attaque sur Goma, capitale du Nord-Kivu, dans l'est de la RDC.

"Selon nos estimations, il y a une attaque imminente des troupes rwandaises sur Goma qu'ils essaieraient de masquer comme étant une attaque du CNDP" (le Congrès national pour la défense du peuple de Laurent Nkunda, NDLR), a-t-il dit.

L'ambassadeur a également affirmé que l'attaque menée mercredi par le CNDP contre le camp militaire de Rumangabo était en fait l'oeuvre d'éléments des forces rwandaises.

"D'après ce que nous avons pu observer, c'étaient des éléments de l'armée rwandaise avec des uniformes rwandais qui ont attaqué ce poste", a dit M. Ileka.

La rébellion de Laurent Nkunda a revendiqué la prise de ce camp militaire dans l'est de la RDC, où plusieurs localités étaient le théâtre mercredi d'intenses combats entre l'armée et les rebelles, selon des sources concordantes locales.

Des combats opposent régulièrement depuis le 28 août l'armée congolaise à la rébellion du CNDP, en violation d'un cessez-le-feu consécutif à l'accord de paix de Goma, signé par les différentes parties au conflit en janvier 2008.

Le porte-parole du CNDP, Bertrand Bisimwa, a affirmé mercredi à l'AFP que "le camp militaire de Rumangabo" venait de "tomber entre les mains du CNDP avec tout l'armement qui y était entreposé".

Plusieurs sources militaires congolaises, parlant sous couvert de l'anonymat, ont confirmé à l'AFP cette information.

Dimanche, le gouvernement de Kinshasa avait accusé le Rwanda de soutenir le CNDP, dont le chef Laurent Nkunda avait appelé, début octobre, tous les Congolais "à se mettre debout" pour renverser le gouvernement de Kinshasa. Nkunda, général congolais déchu, appartient à la communauté tutsie, qui domine le pouvoir au Rwanda, voisin de la RDC.



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ENERGIE SOLAIRE BIENTOT DANS LES MENAGES CONGOLAIS, RIMMOKIN PROMET 10.000 LOGEMENTS A KINSHASA




Les kinois vont, dans les jours à venir, se procurer de l'énergie solaire pour couvrir certains besoins ménagers. L'information a été livrée samedi dernier à la presse à l'occasion d'une visite rendue aux installations du centre de recherche et de technologie Congo-énergie, dans la commune de la Gombe.

Objectif du projet : compenser, dans le cadre de cinq chantiers, au manque de l'énergie électrique. Initiateur du projet : Gaby Shabani Record, également patron de la chaîne de télévision privée Congoweb. Il a expliqué à son hôte, le ministre de la communication et des médias, les différents matériels électroménagers utilisés à l'aide de l'énergie solaire et la technologie à laquelle le fabricant a recouru pour suppléer au courant continu.

Cette approche de l'électricité vise à soulager les ménages congolais, a déclaré Shabani Lisasi. A l'ensemble de la délégation conduite par le ministre Bongeli, il a été donné d'apprendre qu'un tableau constituant six panneaux solaires de 80 watts, soit 12 volts, fonde la base de la nouvelle technologie.

Pourvu d'une durée de vie estimée à trente ans, le tableau, fournisseur du courant, peut être utilisé dans un endroit dépourvu d'électricité. Un panel de matériels branchés au système a été présenté au ministre de la communication.

Au nombre desquels, une valise satellitaire, un panneau solaire portatif pour charger des téléphones portables, alternative à nos traditionnels chargeurs électriques. Ici, le patron de Congo-energie, a dit avoir pris langue avec une société de téléphonie cellulaire de la place pour la fourniture de ce matériel sollicité dans les cabines publiques. Côté électroménagers, démonstration a été faite à l'aide d'une marmite d'eau posée sur un réchaud solaire et dont le contenu a chauffé quelques instants après

. Même démonstration pour le four solaire, et une cafetière qui peut être utilisée à partir d'un allume-cigare; une radio avec panneau solaire incorporé. Cette radio, a expliqué Shabani, fonctionne avec une batterie solaire de 12 volts et a la capacité de capter dix mille radios émettant à travers le monde. Des ordinateurs fonctionnant avec batterie solaire à 12 volts et un congélateur conçu pour être utilisé avec deux batteries de 12 volts. Face à la découverte, Emile Bongeli a dit placer, désormais, son hôte sur la liste des compatriotes comptabilisés dans les cinq chantiers de la République.

Avant d'indiquer que cet exploit va très largement couvrir une bonne partie de nos besoins en énergie, y compris dans les coins reculés où à l'accès à l'électricité pose problème. Faisant allusion à l'éclairage public, le ministre de la communication et des médias a indiqué que cette énergie qui ne pollue pas l'environnement, peut être bénéfique et utilisé à moindre coût. Enfin, il y a lieu de noter que la vente de ces matériels interviendra après l'inauguration du Centre par le chef de l'Etat, le mois prochain.

Sylvestre Saidi Nyota



ANDRE KIMBUTA ET LA RIMMOKIN PROMETTENT DE CONSTRUIRE 10.000 LOGEMENTS A LA PRESENCE DE KENGO WA DONDO





10.000 LOGEMENTS A KINSHASA!

Le Gouverneur de la ville de Kinshasa a procédé hier, dans la salle Virunga de l’Hôtel Memling, au lancement des activités de la nouvelle Régie des Immobiliers de Kinshasa, RIMMOKIN. Témoin de l’événement, le Président du Sénat, l’Honorable Léon Kengo wa Dondo, les Députés nationaux et provinciaux ainsi que les Sénateurs.
A l’occasion, le Chef de l’Exécutif provincial, André Kimbuta Yango, a fait plus qu’un serment, celui de construire 10. 000 logements dans la ville de Kinshasa pour un coût estimé à 50 millions de dollars américains. Ce fonds, renseigne-t-on, sera octroyé par les Sud Africains dont le remboursement est garanti par la l’ECO Banque sur base d’un paiement mensuel. Le projet en cours envisage de construire 4000 maisons modernes à Bingi-Bingi à Kinkole et la construction de 6000 maisons a Ndjili Brasserie. Il prévoit, en outre, de construire un immeuble à plusieurs étages au centre ville et 200 villas à Bandalugwa Pépinière. Ceci viendra combler inévitablement le déficit en logements dans la ville- province de Kinshasa, a précisé le Gouverneur André Kimbuta Yango.

Ainsi donc, pour protéger ce patrimoine, André Kimbuta lance un appel à la responsabilité aux Cours et Tribunaux de rétablir la ville dans ses droit car, révèle-t-il, sur les 722 immeubles répertoriés, 42 seulement restent propriétés de la ville de Kinshasa.

Le Chef de l’Exécutif provincial a, par ailleurs, invité d’autres souscripteurs, à part la Sonas, d’acheter des maisons pour leurs employés. Il a clôturé son intervention par un slogan : «A travers la RIMMOKIN, Kinshasa la belle époque est à notre porté ».

Pour le Ministre provincial du plan, Jean-Claude Muisa, la création de la RIMMOKIN répond au besoin de mettre fin au désordre foncier observé dans la Capitale entre autres, l’occupation des sites érosifs ; la mise en œuvre du plan de modernisation ainsi que l’obligation du résultat au regard du plan d’action de l’Exécutif provincial. ‘‘Le Gouvernement provincial veut bâtir une nouvelle Kinshasa par tous et pour tous’’, a-t-il conclu.

Prenant la parole à son tour, l’Administrateur Délégué Général de cette nouvelle régie des immobiliers de la Kinshasa, M. Roger Bimuala a brillamment éclairé l’auguste assemblée sur l’importance de ce nouveau né. Il a, cependant, brossé le tableau sombre de l’immobilier en RDC avant d’expliquer le contexte de la naissance de ce bébé, la RIMMOKIN, qui est né de plusieurs constats, notamment ‘‘le besoin d’avoir un toit à soi, le taux élevé de frais de loyer, l’existence d’un financement visant le secteur et, enfin, l’espoir suscité au sein de la population par les promesses des 5 chantiers de la République’’. Avant de préciser que cet outil est censé d’apporter des réponses concrètes aux préoccupations des Kinois.
Pour Roger Bimuala, cette nouvelle régie est également la réponse aux recommandations de l’atelier préparatoire sur le plan d’aménagement de la ville communément appelé « Kinshasa Horizon 2020 ».

Roger Bimuala n’a pas tardé à annoncer le programme de construction qui, dit-il, commence très bientôt avec en premier lieu la construction des maisons témoins au pont cabu en face du Stade des Martyrs. Partant, l’Administrateur Délégué de RIMMOKIN appelle les kinois à réaliser leur rêve, c'est-à-dire, de toucher et de choisir la maison de son goût et souscrire pour un logement moderne et décent.
En outre, il a annoncé la mise sur pied d’un programme Low Cost Middle Cost et High Cost pour permettre à tous les kinois d’accéder à un logement avec un mécanisme de paiement mensuel garanti par l’employeur sur base d’un retrait à la source lors du paiement du salaire.

LES MISSIONS. . .

Créée par l’arrêté du Gouverneur de la ville de Kinshasa n°SC/171/ BGV/COJU/TN.T/PLS/2008 du 31 juillet 2008, cette nouvelle régie immobilière a pour missions de combler le déficit en logements à Kinshasa et gérer le patrimoine privé de la ville. Il se chargera de construction, de commercialisation et la mise en œuvre des logements, l’identification des sites de construction pour les projets immobiliers, la conception des études de viabilisation desdits sites, l’exécution de tous projets immobiliers de la ville de Kinshasa, la gestion et le suivi des dossiers, etc.

Elle a pour vision primordiale, l’appui aux cinq chantiers de la République. La RIMMOKIN veut mettre à la disposition de la population de Kinshasa, d’ici 2011, les nouvelles cités bien loties et dotées de toutes les infrastructures collectives (écoles, centres de santé, centre commercial, centres culturel et sportif). Il sera également question d’aménager des espaces commerciaux à travers toutes les communes de la capitale (Espace Nouvelle Kin).

Quant aux offres, la RIMMOKIN entend construire 4 types des maisons témoins à pont Cabu dans la commune de Kinshasa pour permettre aux souscripteurs d’opérer leurs choix selon les moyens disponibles. Et, les prix varient selon les types notamment le types A, c’est une maisons des 2 chambres à coucher, 1 cuisine, 1 salon et salle à manger, 1 toilette et salle de bain.
La RIMMOKIN est géré par un comité de gestion qui est composé du Directeur Général, Directeur Général Adjoint, Directeur Technique, Directeur Administratif et Financier, Directeur du Patrimoine et Contentieux, Directeur Commercial et Marketing et un Directeur des Projets et Organisation.
Le champ d’actions

Tous les projets de la RIMMOKIN concernent exclusivement la ville de Kinshasa. Néanmoins, tout compatriote quelle que soit sa province d’habitation, et tout étranger ayant choisi la RDC comme sa seconde patrie peut souscrire pour une maison.
Les bénéficiaires des projets de la RIMMOKIN seront variés selon les types des projets disponibles. De manière générale, il s’agit des entreprises publiques et privées soucieuses de doter leurs employés de logements décents ; des membres des institutions publiques ainsi que des fonctionnaires désireux d’acquérir un logement (Parlement, gouvernement, magistrature, Banque Centrale du Congo, Armée, Police …). Bref, tout congolais désireux acquérir un logement.

Nicole Lidimbo



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L'OCCIDENT ET LA MONUC CONDAMNENT LE CNDP , MAIS CELUI-CI S'ACCAPARE D'UN CAMP MILITAIRE CONGOLAIS, MAIS KINSHASA ACCUSE LE PAYS VOISIN


NKUNDA S'ACCAPARE D'UN CAMP MILITAIRE CONGOLAIS MAIS, KINSHASA ACCUSE LE PAYS VOISIN

Hier en début de soirée, le ministre sortant de la Communication et des médias, et porte-parole du gouvernement, M. Emile Bongeli a fait une déclaration sur les antennes de la télévision nationale. Il a affirmé que hier tôt dans la matinée, le Cndp de Laurent Nkundabatware a attaqué le camp militaire de Rumangabo situé à une cinquantaine de kilomètres au nord de Goma. Les combats se poursuivent encore dans plusieurs localités où les vaillants éléments des Forces Armées de la Rdc s’attèlent à bouter l’ennemi hors de ces localités. Ce mouvement qui fait de la rébellion ouverte aux institutions légalement établies, a poursuivi le porte-parole du gouvernement, n’hésite pas à recruter des éléments au sein de la population et de la police, perçoit les taxes douanières et crée des représentations diplomatiques dans certains pays étrangers. Dans certaines localités, affirme-t-il, le Cndp se complaît à hisser ses couleurs en lieu et place des couleurs du drapeau national congolais. Toujours selon le porte-parole du gouvernement, plus d’un million de Congolais sont condamnés à vivre dans l’errance fuyant l’insécurité créée délibérément par les forces du Cndp. Il a accusé un pays voisin qu’il n’a pas cité nommément d’avoir amassé les troupes tout le long de la frontière. Le gouvernement a lancé un appel pathétique à tous les citoyens pour qu’ils facilitent et appuient les Forces Armées de la Rdc. Il a exhorté les populations qui se trouvent dans ces contrées d’éviter les pièges tendus de la stigmatisation ethnique. Le porte-parole du gouvernement, M. Emile Bongeli a terminé en rappelant que le seul cadre pour la recherche de la paix et de la tranquillité au Nord-Kivu est et reste le programme Amani et le communiqué conjoint de Naïrobi.

16 COMBATTANTS REBELLES TUES

Par ailleurs, le porte-parole militaire de la Monuc, le lieutenant-colonel Jean-Paul Dietrich a rapporté à Kinshasa que « 16 combattants (rebelles) auraient été tués » au cours des combats qui ont duré presque toute la journée de lundi. Les FARDC, jointes par l’AFP, ont parlé d’une soixantaine de tués parmi les rebelles depuis lundi. Selon un porte-parole de Médecins sans frontières (MSF) dans la zone, une cinquantaine de blessés ont été accueillis à l’hôpital de Rutshuru, au nord de Goma.

LE RWANDA PRETE MAIN FORTE AU CNDP

Bien que le porte-parole du gouvernement n’ait pas cité nommément le pays voisin qui aide substantiellement le mouvement rebelle de Nkundabatware, l’opinion congolaise sait qu’il s’agit bel et bien du Rwanda. Pas plus tard que le dimanche dernier, le gouvernement de Kinshasa l’avait accusé de soutenir le CNDP, dont le chef Laurent Nkunda avait appelé, début octobre, tous les Congolais « à se mettre debout » pour renverser le gouvernement de Kinshasa. . Une dépêche de l’Afp rapporte que de violents combats à l’arme lourde embrase toute la région qui couvre les localités de Nkokwe, Rugari, Bukima, Kabaya et Ngungu, à près de 50 kilomètres au Nord-est de Goma. D’autres combats sont signalés vers les hauteurs du centre de brassage de Rumangabo, à la même distance au Nord de Goma, et à Ntamugenga, vers la frontière de Bunagana. Entre-temps, MSF/Belgique plaide pour les déplacés, affirme la même dépêche.

UN AUTRE FRONT VERS LA FRONTIERE AVEC L'OUGANDA

Toujours selon la dépêche de l’Agence France presse, à Nkokwe, un habitant qui est resté terré sous son lit, confirme la violence des combats. Plusieurs habitants de cette région ont fui vers Luvunga et Katale à une vingtaine de kilomètre de Rutshuru-centre, affirme-il. C’est dire que la population vit sous une peur intense. Entre temps, un autre front s’est ouvert depuis 9 heures locales à Ntamugenga, à près de 7 kilomètres de Bunagana, à la frontière congolo-ougandaise, dans le territoire de Rutshuru.

Selon la Monuc, une de ses bases mobiles est directement prise sous les feux croisés des FARDC et du CNDP à Ntamugenga, et ses Casques bleus se retrouvent dans l’impossibilité d’assurer la protection des civils. Ce matin, les Casques bleus ont tenté d’accéder à la zone de combats sur les hauteurs de Rumangabo, afin de renforcer la protection des axes routiers et d’empêcher toute attaque directe contre les populations. Ils ont été bloqués par un barrage de plusieurs centaines de civils à Rugari, à une dizaine de kilomètres de Rutshuru-Centre. Le porte-parole militaire de la Monuc demande avec insistance à la population de Rutshuru et de ses environs de laisser les Casques bleus faire leur travail, à savoir, protéger les populations et empêcher les attaques directes contre ces dernières, ainsi que prévenir une progression des combats vers les grands axes routiers et les centres urbains.

LA COMMUNAUTE INTERNATIONALE DOIT AGIR D'URGENCE

Devant la dégradation de la situation sécuritaire à l’Est de la République, la communauté internationale doit prendre des initiatives. Et le plus tôt serait le mieux. Il y a quelques jours, le gouvernement de Kinshasa avait accusé le Rwanda au Conseil de sécurité de l’Onu. Mais l’opinion congolaise était sidérée et surprise de ne pas entendre de la tribune du Conseil de Sécurité des Nations Unies une condamnation ferme à l’endroit du Rwanda qui constitue la base arrière du Cdnp et c’est là qu’il s’approvisionne en matériel militaire.

Il est temps que cette communauté internationale cesse de son comportement équivoque et ambigu. Que la communauté internationale veuille bien se pencher sur le sort de ces milliers de personnes composées de femmes, d’hommes et d’enfants qui errent çà et là laissant leurs champs, leurs écoles et autres occupations. Du coup, leur avenir devient incertain. Les commanditaires de cette guerre inutile et meurtrière ont pour objectif ultime de saboter la reconstruction de notre pays qui se matérialise déjà par les cinq chantiers de la République qui sont une réalité vivante dans notre pays. Et cela ne plaît pas à plusieurs personnes y compris des compatriotes, et ce pour des raisons politiciennes.
L’Avenir


WASHINGTON ET BRUXELLES CONDAMNENT LE CNDP ET SOUTIENNENT LE GOUVERNEMENT DE KINSHASA





La dernière déclaration de guerre de Laurent Nkundabatware aux institutions établies en République démocratique du Congo ne cesse de recueillir des condamnations. Après les Nations Unies dont une mission de paix opère dans ce pays, le tour est revenu mardi à Washington et Bruxelles. Pour enfoncer le clou, le secrétaire général de l’Union européenne a émis ses inquiétudes mardi à Bruxelles. Javier Solana considéré comme le diplomate en chef de l’Ue, s’est dit “ inquiet ” par la déclaration du leader du Cndp. Les Etats-Unis d’Amérique condamnent et rejettent les pro­pos tenus par le général Laurent Nkunda par lesquels le chef du CNDP exprimait son intention de renverser le gouvernement élu de la RDC. Dans un communiqué de presse publié hier mardi, le porte-parole adjoint du département d’Etat, Robert Wood souligne que l’Accord de Goma et le Communi­qué de Nairobi demeurent les seuls cadres viables pour appor­ter la stabilité dans l’Est du Congo, a rapporté radiookapi.net

Ainsi, dans le même communiqué, l’administration Bush demande à la communauté inter­nationale de soutenir le gouverne­ment de la RDC au moment où il cherche à consolider sa démocra­tie et à affermir sa capacité de gouverner avec justice sur tout son territoire. Robert Wood, porte-pa­role adjoint du Département d’Etat ajoute que les Etats-Unis s’oppo­sent à tous ceux qui visent à fo­menter l’instabilité en RDC. Il in­vite les signataires de l’Accord de Goma et du Communiqué de Nai­robi à respecter leurs engage­ments et de les appliquer sans tarder.

Robert Wood insiste pour que toutes les parties prennent des dispositions rapides en vue de désengager leurs forces conformé­ment au plan global de désenga­gement élaboré par la Monuc. Ce communiqué indique que les Etats-Unis demeurent résolus à soutenir le gouvernement et le peuple de la RDC en vue d’assu­rer un Etat congolais fort, démo­cratique et libérés de tous les groupes armés illégaux. Enfin, les Etats-Unis s’emploieront à faire traduire en justice les auteurs des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité commis dans l’Est de la RDC et ailleurs.

DECLARATION DE M. ROBERT WOOD, PORTE-PAROLE ADJOINT DU DEPARTEMENT D'ETAT AMERICAIN

Les États-Unis condamnent et rejettent les propos tenus par le général Laurent Nkunda, chef du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP), selon lesquels le CNDP aurait l'intention de renverser le gouvernement élu et universellement reconnu de la République démocratique du Congo (RDC). Les États-Unis demandent à la communauté internationale de soutenir le gouvernement de la RDC au moment où il cherche à consolider sa démocratie et à affermir sa capacité de gouverner avec justice sur tout son territoire. Les États-Unis s'opposent à tous ceux qui visent à fomenter l'instabilité en RDC .

L'accord de Goma et le Communiqué de Nairobi demeurent le seul cadre authentique et viable pour apporter la stabilité à l'est du Congo. Leurs signataires doivent respecter leurs engagements et les appliquer sans tarder. Toutes les parties intéressées doivent également respecter le cessez-le-feu en place et prendre des dispositions rapides en vue de désengager leurs forces conformément au Plan global de désengagement élaboré par la Mission des Nations unies en République démocratique du Congo (Monuc). Les États-Unis applaudissent aux efforts de la Monuc visant à stabiliser l'est du Congo et invitent toutes les parties à lui apporter leur coopération. Le conflit entre le CNDP et les Forces armées de la RDC ne fait que détourner l'attention de la nécessité de régler le problème qui est la cause fondamentale de l'instabilité dans la région, posé par les ex-Forces armées du Rwanda (ex-FAR), les milices Interahamwe et les Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR).

Les États-Unis demeurent résolus à soutenir le gouvernement et le peuple de la RDC en vue d'assurer un État congolais fort, démocratique et libéré de tous les groupes armés illégaux. Lors de la réunion du 3 octobre du Conseil de sécurité de l'ONU au sujet de la RDC, les États-Unis ont condamné les déclarations de Laurent Nkunda et appelé à la consolidation de la Monuc pour lui permettre de mieux remplir son mandat. Les États-Unis vont continuer à œuvrer de concert avec la RDC et avec les pays des Grands Lacs, tant bilatéralement que dans le cadre du Processus de la Tripartite plus un, en faveur du renforcement de la coopération régionale et de l'instauration de la stabilité et de la prospérité dans la région.

Les États-Unis s'emploieront à faire traduire en justice les auteurs des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité commis dans l'est du Congo et ailleurs.

KEREL DE GUCHT CONDAMNE LES DECLARATIONS DE NKUNDA




Le ministre belge des Affaires étrangères, Karel De Gucht, condamne les propos de Nkunda faisant état d’une insurrection générale contre le gouvernement de Kinshasa. Il invite, par conséquent, le CNDP à respecter ses engagements et à réintégrer immédiatement le processus de paix de Goma.

Les déclarations faites par Lau­rent Nkunda, le 2 octobre sur BBC Africa continuent à susci­ter des réactions de la part des politiques congolais et étrangers. La dernière en date est celle du ministre belge des Affaires étran­gères, Karel De Gucht.

Dans un communiqué de presse daté du 6 octobre, par­venu à la rédaction du journal Le Potentiel, le chef de la diplomatie belge “ condamne fermement l’appel de Laurent Nkunda à une insurrection générale contre le gouvernement de Kinshasa ”.

Karel De Gucht considère que ces propos sont irresponsables. Il appelle, une nouvelle fois, le Congrès national pour la défense du peuple (CNDP) à respecter ses enga­gements et à réintégrer immédia­tement, le processus de paix de Goma.

Le ministre De Gucht réi­tère qu’il n’existe pas d’alternative militaire aux processus de paix qui ont été lancés à Nairobi et Goma, rapporte le communi­qué. Avant de noter : “ Pour la population congolaise, la vé­ritable libération serait de pou­voir vivre en paix et en sécu­rité à l’abri des pillages et des exactions des groupes armés.

L’on se souviendra qu’en date du 2 octobre, le leader du CNDP avait déclaré que le pro­cessus de paix de Goma à travers le Programme Amani, signé le 23 janvier 2008 avec le gou­vernement était moribond et a appelé les Congolais “ à se le­ver pour leur liberté ”. D’où sa décision de ne pas réintégrer ce processus. Il préfère plutôt éten­dre sa rébellion et la ramener jus­qu’à Kinshasa.

MONUC VA REPONDRE AU CNDP





Par ailleurs, la Mission des Nations Unies en RDC dit avoir reçu la lettre du CNDP adressée lundi à l’Onu et par laquelle Lau­rent Nkunda, chef du mouvement, accuse la Monuc de partialité. Selon son porte-parole, la Mission des Nations Unies en RDC étudie encore le contenu de cette lettre et y répondra incessamment.

Pour rappel, dans cette let­tre, Laurent Nkunda qui accuse la Monuc de partialité, se plaint des attaques des FARDC contre ses positions, attaques que, selon lui, les Nations-Unies ne condam­nent pas. Laurent Nkunda me­nace alors de rompre tout contact avec les Nations Unies si la Monuc ne réagit pas.

Albert Tshiambi


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